Traducteur professionnel vs Google translate et cie

Je m’intéressais ce matin aux actualités de la veille sur mon téléphone, comme je le fais quotidiennement sur le trajet entre mon domicile et le bureau. Soudainement, à la vue du mot traduction, mes yeux se sont écarquillés. Ce n’est pas tous les jours que l’on parle de notre beau métier de traducteur ou d’interprète dans les journaux ou sur Internet.

Je m’attendais à lire l’histoire de la brillante interprète qui a assisté aux négociations entre deux chefs d’Etats, ou à celui qui a interprété le discours du président français à l’ONU.

En réalité, les actualités sur la traduction ne flattaient pas vraiment la profession. Voilà l’histoire du jour : un club argentin a utilisé un outil de traduction automatique pour traduire en anglais le contrat d’un de ses futurs joueurs, l’Équatorien Bryan Cabezas. Le club a choisi la solution la plus rapide et économique pour avoir le contrat rédigé en anglais : réaliser un simple copier-coller gratuit au lieu de faire appel à un service de traduction professionnelle.

Ce type d’outils de traduction gratuits ne sont pas infaillibles : s’ils sont utiles pour comprendre la signification d’un mot ou d’une expression courte, ils ne sont pas fiables pour des documents plus long ou complexes, car ils traduisent généralement littéralement, c’est-à-dire mot à mot.

Les hispanophones auront sûrement compris la fin de l’histoire : en espagnol, son nom de famille, Cabezas, signifie « têtes ». Malheureusement, en anglais, son nom a été traduit mot pour mot : Bryan Heads (Bryan Têtes en français). Le contrat n’avait donc aucune valeur légale puisque l’identité du joueur n’était pas la bonne.

On espère que cela leur servira de leçon et que cette anecdote découragera ceux qui hésitaient encore entre un service amateur gratuit et service professionnel…

Publicado en Au Carrefour des langues.

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